Revendre des Dr. Martens
Une paire de Dr. Martens se juge par le bas : la semelle raconte à peu près tout ce qu'il faut savoir avant d'acheter.
La couture jaune n’est pas décorative
Elle assemble la tige et la semelle. Si elle est rompue sur une portion, la paire s'ouvrira à l'usage et la réparation coûte cher. C'est le premier contrôle, avant même de regarder le cuir.
Les lignes à distinguer
- La ligne historique, la plus courante, avec ses codes reconnaissables.
- Les lignes haut de gamme et les fabrications anglaises, indiquées à l'intérieur de la tige, qui ont un marché de collection distinct.
- Les éditions et collaborations, dont le motif ou le coloris fait toute la valeur.
- Les lignes légères ou souples, plus récentes, qui se revendent nettement moins.
Ce qui tue la valeur
- La semelle usée jusqu'au liseré : elle ne se remplace pas simplement, et l'acheteur le sait.
- Le cuir craquelé aux plis de flexion, qui ne se nourrit pas rétroactivement.
- L'affaissement de la tige sur les modèles montants, qui donne un aspect avachi impossible à corriger.
- Les œillets arrachés, réparables mais visiblement.
Ce qui se vend bien
Une paire rodée, avec un cuir assoupli et une semelle encore franche, se vend très bien : elle évite à l'acheteur la période de rodage, qui est le principal reproche fait à ces chaussures. Le dire dans l'annonce est un argument réel, pas un artifice.
Comme pour toute chaussure, la pointure décide du délai autant que l'état décide du prix. Les pointures très courantes partent vite et se négocient ; les extrêmes attendent. Deux articles identiques peuvent donc avoir deux rentabilités très différentes, et seule la mesure le dit.
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