Revendre des robes
Sous un même mot se cachent trois marchés qui n'ont ni le même acheteur, ni le même délai, ni la même marge.
Trois marchés
- La robe de cérémonie — mariage, soirée, cocktail. Achat ponctuel, souvent urgent, peu sensible au prix mais très sensible à la taille et au délai de livraison.
- La robe vintage, cherchée par époque, par coupe ou par imprimé. Public de connaisseurs, délai long, marge élevée.
- La robe de tous les jours, en concurrence directe avec le neuf en promotion. Volume, marge faible.
Ce qui décide du prix
La matière avant la marque. Une robe en soie, en lin ou en laine sans griffe connue se vend mieux qu'une robe en polyester d'une enseigne réputée. L'étiquette de composition est donc la photo la plus utile de l'annonce, après la robe elle-même portée ou sur cintre.
Ensuite, la doublure : sa présence est un signal de qualité, son absence sur une pièce structurée un signal d'entrée de gamme.
Les défauts à déclarer
Les auréoles sous les bras, les fermetures éclair invisibles qui accrochent, les ourlets décousus, les taches de maquillage au col. Ce sont les quatre défauts caractéristiques de la catégorie, et les acheteurs expérimentés les cherchent. Les déclarer et les photographier coûte moins cher qu'un litige.
La saison de la cérémonie
Le marché de la robe de cérémonie a un pic très marqué du printemps au début de l'été. Une robe de mariage invitée mise en ligne en avril n'a pas le même délai qu'en novembre. C'est probablement la catégorie où anticiper la saison rapporte le plus, parce que l'acheteur a une date et ne peut pas attendre.
Trois marchés dans une catégorie, ça veut dire que la moyenne ne veut rien dire. Découper ses ventes plus finement que « robes » — par matière ou par usage — est ce qui révèle où se trouve réellement la marge.
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