Par où commencer
Le resell, c’est quoi ?
Le resell, c'est le mot anglais pour l'achat-revente : acheter un article dans le but de le revendre plus cher. En France, il recouvre pourtant deux pratiques qui n'ont presque rien en commun : revendre des sneakers et des éditions limitées achetées neuves, et revendre de la seconde main chinée en brocante ou sur Vinted.
D’où vient le mot
« To resell », en anglais, c'est vendre quelque chose qu'on a soi-même acheté (Oxford Learner's Dictionaries). Le mot est arrivé en France par les sneakers : des paires sorties en quantité limitée, achetées au prix boutique le jour de leur sortie, et revendues plus cher à ceux qui n'avaient pas pu les avoir.
Il a ensuite glissé vers la seconde main, avec l’essor de Vinted, au point que la presse parle de « resell » pour des revendeurs de vêtements d’occasion (Slate). Le « reseller », c’est simplement le revendeur.
Deux resells qui n’ont rien à voir
Quand quelqu’un dit « je fais du resell », il faut savoir lequel. Les deux n’achètent pas au même endroit, ne vendent pas au même endroit et ne prennent pas le même risque.
| Resell de sneakers et d’éditions limitées | Revente de seconde main | |
|---|---|---|
| Ce qu’on achète | Du neuf, au prix de sortie | De l’occasion, chinée ou achetée en lot |
| Où on achète | Boutiques, sites de marque, tirages au sort | Vide-greniers, ressourceries, Leboncoin, Vinted |
| Où on revend | Plateformes spécialisées qui authentifient, et Vinted ou eBay pour les paires portées | Vinted, Leboncoin, eBay |
| Ce qui fait la marge | La rareté : peu de paires pour beaucoup de demandes | L’écart entre le prix d’un stand et le prix du marché |
| Le risque principal | La contrefaçon, et une cote qui peut retomber après la sortie | Le stock qui dort, et le temps passé par pièce |
Le premier est un marché de vitesse et d’information : être là à la sortie, connaître la cote. Le second est un marché d’œil et de volume : reconnaître la bonne pièce dans un bac, et en vendre beaucoup. Les deux se croisent sur les sneakers d’occasion, que traite revendre des sneakers.
Le vocabulaire du resell
- Resell, reseller. Revente, revendeur. Le mot anglais s’emploie tel quel.
- Flip, flipper. Acheter et revendre vite, avec une marge. Attention, « flipper » veut aussi dire paniquer en français familier : dans une annonce, l’ambiguïté fait sourire, pas vendre.
- Sourcing. L’approvisionnement : où et comment on trouve ce qu’on revend.
- DS (deadstock). Neuf, jamais porté, souvent avec l’étiquette ou la boîte. Le mot vient du monde des sneakers.
- Cote. Le prix auquel un article se revend réellement, d’après des ventes conclues, et non d’après les annonces en ligne.
Les autres termes du métier (lot, ressourcerie, rotation, coût de revient) sont dans le glossaire de l’achat-revente.
Faire du resell : par où commencer
La méthode ne dépend pas du mot qu’on emploie. Choisir quoi acheter, savoir où l’acheter, fixer un prix d’achat maximum avant de payer, vendre au bon endroit, puis compter : c’est détaillé étape par étape dans faire de l’achat-revente.
La seule étape où le resell de seconde main demande un outil, c’est la cote : savoir à combien un article se revend avant de l’acheter. Elle se fait à la main, en relevant les ventes conclues (estimer le prix d’un article Vinted), ou avec une application d’achat-revente comme resellflip, qui affiche sur combien de ventes comparées repose chaque estimation.
Le resell est-il légal ?
Oui. Mais acheter pour revendre est une activité commerciale, à déclarer dès le premier euro encaissé (service-public.gouv.fr, vérifié le 24 octobre 2026), que ce soit des sneakers ou des vêtements d'occasion. La règle et les seuils sont dans déclarer ses ventes Vinted.
Un outil pour ça : Les outils du revendeur
L'outil
Essayer resellflip sur un article
À partir d'une photo : une fourchette de prix, une annonce prête à publier, et la marge nette avant d'acheter. Sans carte bancaire.